Presse

Quelques coupures de presse et interviews...


  • Dans le quotidien Nice matin du Lundi 12 mai 2014, à l'occasion du Festival du Livre de Beausoleil



  • Sur le blog des éditions Philomèle, un entretien avec Lucile Guyot :



Bonjour Hélène Rice, je suis heureuse de vous inviter sur le blog des éditions Philomèle. Je vous ai concocté quelques questions croustillantes pour les lecteurs les plus curieux...

Bonjour Lucile et merci pour cette invitation !

Comment êtes-vous tombée dans l'album de jeunesse ?

Tombée, oui c'est un peu ça... à force d'en lire, à mes enfants, à mes élèves... à partir du moment où j'ai pris conscience du pouvoir étonnant de cet objet. J'adore cette double narration, en mots et en images, ce travail en binôme avec un(e) illustrateur(trice), cette possibilité de faire entrer très tôt et facilement les enfants dans le plaisir littéraire.

Ecrire pour les enfants peut permettre d'attiser leur curiosité, de les accompagner dans la vie (façon doudou), de les faire rêver, rire, imaginer... Que souhaiteriez-vous transmettre à vos lecteurs en herbe ?
Je ne suis pas douée en littérature doudou ou en messages à transmettre. J'essaie d'écrire des livres ouverts, dans lesquels on peut piocher, qui laissent une place à l'interprétation. Ce sont des livres "point de départ" destinés à amorcer un questionnement.

Selon vous, pouvons-nous écrire sur tous les sujets en ce qui concerne la littérature de jeunesse ?

Sûrement. Tout est dans le comment, par qui, pour qui, pourquoi....

Pouvez-vous nous parler de votre travail d'écriture ? Quelle est votre recette pour un album réussi ?

Je commence tout juste à avoir une idée de ce que pourrait être un vrai travail d'écriture. Jusqu'à présent, j'ai plutôt écrit pour échapper au travail, pour m'amuser et amuser mon entourage, donc une écriture spontanée. Le travail venait après, quand il fallait relire, laisser poser, analyser ce que le texte véhiculait d'inconscient, trier, jeter, etc. Maintenant, c'est le contraire, je pense le livre en détails, de bout en bout, avant de commencer l'écriture. Moins spontané, plus structuré.
La recette de l'album réussi.... on la connaît tous en théorie : un livre simple mais complexe, accessible mais intelligent, marrant mais pas creux, touchant mais pas manipulateur.... Quant à la pratique....

Quelle est votre principale source d'inspiration ?

Tout et n'importe quoi. C'est plutôt un état d'esprit, une sorte de veille semi-consciente qui filtre le quotidien : mots d'enfants, images, musiques, lectures, événements, émotions... Parfois, une idée réveille le capteur Gammaray situé dans l'aire associative de Padingtonstein (cortex postérieur de l'hémisphère Sud). A partir de là, un système d'engrenage complexe s'active, avec pour corollaire, si tout se passe bien, l'écriture d'un mot ou deux sur le dos d'un ticket de caisse.

Que lisiez-vous enfant ?

Je lisais comme une boulimique, tout ce qui me tombait entre les mains, des centaines de livres vides et même pas drôles qui ne me parlaient pas. Un peu comme dans la chanson des Smiths "Hang the DJ" ("Pendez le DJ, car la musique qu'il passe ne m'apprend rien sur ma vie"). Mais j'ai persévéré et j'ai eu la chance de découvrir les Paroles de Prévert dans la bibliothèque familiale.
J'ai aimé ne pas tout comprendre, et pour la première fois j'ai eu l'impression qu'on me parlait avec un peu de vérité.

Pouvez-vous nous parler de votre travail avec l'éditeur-trice et l'illustrateur-trice ? Comment procédez-vous pour faire naître un album ?

A chaque livre son histoire. Pour "Simon et Naslat" et "Le jour d'avant", c'est une image de l'illustratrice (Ninamassina et Lydie Sabourin) qui a déclenché l'histoire. L'image originale n'est d'ailleurs plus dans l'album, mais l'ambiance, le ton étaient déjà présents. Je leur ai donc proposé un texte en écho à leur image, elles l'ont adopté et ont eu carte blanche pour la suite. Pour "Jean-Pierre la brebis", le texte est venu en premier, il a intéressé Alice Bouillard qui m'a proposé une idée de traitement et de scénario graphique. Elle a ensuite crée tout l'univers visuel de l'album et cette sorte de deuxième narration par l'image que je trouve vraiment géniale. Ces trois albums ont été proposés aux éditeurs comme un concept texte-images et ont été acceptés tels quels avec enthousiasme.
Ce sont trois expériences de vraies collaborations.
Pour mon premier roman, c'est un peu différent. C'est l'éditeur qui a choisi l'illustrateur et je n'ai pas été déçue. Antoine Deprez a fait un magnifique travail d'illustration, assez conséquent d'ailleurs car le roman est illustré de bout en bout.

Quel est votre dernier coup de cœur en littérature de jeunesse ?

J'ai adoré "Good Bye Berlin" de Wofgand Herrndorf , un roman ado traduit de l'allemand, édité chez Thierry Magnier. C'est une sorte de road movie un peu dingue, poignant et authentique. Il y a du Salinger dans ce livre, il sonne particulièrement juste.

Si vous deviez choisir 2 livres à emporter sur une île déserte, quel serait votre choix ?

Oh la colle ! Peut être des livres que je n’ai pas le courage de lire dans la vie réelle, comme l'Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ou Oui Oui et le gendarme.

Un petit mot sur vos projets en cours ? Ou est-ce top secret ?

Un nouvel album à paraître en septembre 2014 chez un bel éditeur avec un super illustrateur... et puis beaucoup de projets en cours qui mûrissent tranquillement.

Merci Hélène Rice d'avoir joué le jeu. Il est toujours agréable d'en savoir un peu plus sur les personnes qui se cachent derrière les livres qu'on aime :)


Un petit tour par ici pour découvrir le magnifique album Simon et Naslat publié chez Philomèle et un petit tour par  pour visiter le blog d'Hélène Rice.


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